Colorimétrie personnelle : 4 saisons, 12 sous-saisons

13 min de lecture

Un shiba en marinière tient sous son menton un morceau de tissu orange chaud et un autre bleu clair, tandis qu’un panda roux en salopette en jean lui montre son visage dans un miroir à main

L’essentiel

  • La colorimétrie personnelle est une méthode de style qui cherche, d’après la peau, les cheveux et les yeux, les couleurs de vêtements et de maquillage qui flattent le teint.
  • Les quatre saisons combinent trois repères : température, profondeur et intensité. Ne regarder que chaud ou froid fait confondre été et hiver, printemps et automne.
  • Une peau qui tire sur le jaune n’est pas forcément chaude. Les veines du poignet ne sont qu’un indice faible : il faut comparer en vrai, à la lumière naturelle.
  • La recherche soutient que la carnation influe sur les couleurs de vêtements qui s’accordent, mais la précision des 12 ou 16 sous-saisons n’a pas été validée.
  • Une fois ta saison connue, change d’abord le blanc, le noir et la couleur des lèvres près du visage ; les couleurs que tu aimes sans qu’elles te flattent vont vers le bas du corps.

La colorimétrie personnelle (personal color en anglais) est une méthode de style qui utilise la couleur naturelle de ta peau, de tes cheveux et de tes yeux pour trouver les couleurs qui te vont le mieux près du visage. Sa version la plus connue, les quatre saisons (printemps, été, automne, hiver), se subdivise en 12 sous-saisons. C’est un système empirique de stylistes, pas un examen dermatologique, et la recherche n’en confirme qu’une partie.

Qu’est-ce que la colorimétrie personnelle ? Un système de couleurs pour ce qui touche le visage

La colorimétrie personnelle est un système de conseils de couleurs : on détermine d’abord les traits de ta coloration naturelle, puis on recommande les couleurs des hauts, des foulards, du rouge à lèvres et de la coloration, tout ce qui est près du visage.

Tu verras plusieurs noms : colorimétrie, analyse colorielle, analyse des couleurs, les quatre saisons, sous-saisons, et certains ateliers parlent de « couleurs génétiques ». Cela désigne à peu près la même chose ; les différences viennent du nombre de types par système, du jeu de tissus et du nom donné à chaque type.

Sa source théorique est souvent rattachée aux contrastes de couleurs de Johannes Itten, surtout les contrastes de chaud et de froid et d’intensité ; l’édition anglaise de son livre The Art of Color date de 1961. La répartition des gens en printemps, été, automne et hiver s’est popularisée après la parution de Color Me Beautiful de Carole Jackson en 1980 (d’après la synthèse de Perrett et Sprengelmeyer, 2021). Le sujet revient beaucoup dans les contenus beauté japonais et coréens, et de nombreux ateliers proposent aujourd’hui des séances de drapage.

Un shiba en marinière tient à deux pattes un cadre en bois autour de son visage, une écharpe bleu clair autour du cou, et sourit droit devant lui
La colorimétrie ne gère que le tour du visage : on voit d’abord toi, ou le vêtement ?

La colorimétrie n’est pas non plus un « test de psychologie des couleurs » ni un « test de personnalité par les couleurs » : ceux-là te demandent quelle couleur tu aimes pour en déduire ton caractère. Ici, ce que tu aimes ne compte pas ; on regarde seulement quelle couleur près du visage donne la meilleure première impression. Pour ta personnalité, il y a la fiche sur les Big Five ou celle sur les 16 types de personnalité.

Les quatre saisons en colorimétrie : trois repères, température, profondeur et intensité

Les quatre saisons regardent à la fois la température, la profondeur et l’intensité, et le chaud-froid n’est que l’un des trois : deux personnes au sous-ton froid peuvent l’une aller avec le noir, le blanc et le bleu roi, l’autre avec un bleu grisé et de la lavande.

Un shiba à la fenêtre déploie une écharpe bleu clair : une moitié, à l’air libre, a une couleur nette, l’autre, cachée derrière un voilage blanc, paraît embrumée
Même écharpe, nette d’un côté, voilée de l’autre : c’est l’intensité, pas le chaud-froid.

Ces trois repères viennent du système de couleurs de l’enseignant d’art américain Albert Munsell (1905), qui décompose la couleur en teinte (hue), valeur (value) et chroma. La colorimétrie applique la même logique aux personnes :

  • Température : ce qui affleure sous la peau est plutôt rose ou bleuté (froid), ou plutôt abricot et doré (chaud).
  • Profondeur : cheveux, peau et yeux ensemble sont plutôt clairs ou plutôt foncés.
  • Intensité : l’ensemble paraît net et éclatant, ou doux, comme voilé d’une fine brume. Certains ateliers parlent de couleurs « claires » ou « troubles ».
SaisonTempératureProfondeur et éclatCouleurs souvent recommandées
PrintempsChaudClair à moyen, net et lumineuxCorail, abricot, jaune crème
ÉtéFroidPlutôt clair, doux et griséBleu ciel, lavande, rose poudré
AutomneChaudMoyen à profond, doux et richeCamel, brique, vert olive
HiverFroidPlutôt foncé ou très contrasté, vifNoir et blanc, bleu roi, fuchsia

Le tableau montre l’angle mort du seul chaud-froid. Été et hiver sont froids, mais l’été est doux et l’hiver vif ; printemps et automne sont chauds, mais le printemps est net et l’automne dense. Deux collègues aux cheveux et aux yeux foncés : l’un en total look noir paraît net, l’autre l’air d’avoir enchaîné trois jours de travail. Ce qui diffère, c’est souvent l’intensité et le contraste, pas le chaud-froid.

Sous-ton chaud ou froid : « peau jaune » ne veut pas dire chaud

Le sous-ton chaud ou froid, c’est la couleur qui affleure sous la peau, et cela n’a rien à voir avec le fait qu’une peau soit plus ou moins jaune ou blanche : « je suis jaune, donc chaud » est une déduction qui ne tient souvent pas.

Xiao et ses collègues (2016) ont mesuré au spectromètre la peau de quatre groupes, Blancs, Chinois, Kurdes et Thaïlandais, et trouvent que la différence la plus nette entre groupes porte sur le « jaune » : les Thaïlandais sont en moyenne les plus jaunes, les Blancs les moins jaunes, les Chinois entre les deux, alors que le rouge du visage est à peu près le même partout. Chez de nombreuses personnes, quelle que soit leur origine, la peau contient donc du jaune, et cela ne dit rien du sous-ton : il faut voir ce qui affleure sur les joues et les lèvres, du rose ou de l’abricot.

Les méthodes d’auto-test qui circulent en ligne ont une fiabilité très inégale :

MéthodeCe qu’on regardePoints d’attention
Veines du poignetVerdâtres : chaud ; bleu-violet : froidLe bleu est un phénomène optique ; difficile sur peau foncée
Or contre argentLequel éclaire le visagePetite surface, ne tranche pas si la différence est faible
Réaction au soleilBronze doré ou rougit d’abordDépend des habitudes de protection et de la teinte de départ
Blanc pur contre blanc casséQuel blanc va le mieuxLa plus directe, mais sous la même lumière
Main sur un aplat à l’écranQuel aplat blanchit la mainÉcrans et téléphones faussent les couleurs : la moins utile

Le sang est rouge : pourquoi les veines paraissent-elles bleues ? Kienle et ses collègues (1996) expliquent par expériences et simulations que la couleur d’une veine dépend de la diffusion et de l’absorption des différentes longueurs d’onde par la peau, de l’oxygénation du sang, du calibre et de la profondeur du vaisseau, et de la façon dont l’œil interprète le tout. La couleur visible varie donc avec la profondeur de la veine, l’état de la peau et la lumière du moment ; pour juger chaud ou froid, ce n’est qu’un indice faible.

Autre confusion fréquente : le « teint olive », cette impression de gris-vert un peu voilée sur le visage. Certains articles le classent en chaud, d’autres en neutre. Notre test place le teint olive, avec son voile grisâtre, du côté doux de l’intensité, sans l’ajouter au froid ni au chaud : il ressemble plutôt à un ensemble de couleurs un peu grisé.

Dans le diagnostic de notre test, 13 questions participent à la température, et la question sur les veines du poignet ne pèse que 10 % de la marge de variation de la température ; les trois astuces des veines, des bijoux et de la réaction au soleil ensemble, seulement 30 %. Dans un jeu de réponses d’exemple, passer la seule question des veines de « bleutées » à « verdâtres » fait monter le score de température de 38 à 49 (0 est le plus froid, 100 le plus chaud). Conclure sur une seule astuce ne tient même pas dans le calcul.

S’auto-tester chez soi : 15 minutes à la lumière naturelle d’une fenêtre

Pour juger soi-même sa colorimétrie, on fixe d’abord la lumière : lumière naturelle du jour près d’une fenêtre, sans maquillage, à la même place, un seul groupe de couleurs à la fois.

La photo de la robe « bleu et noir ou blanc et or » de 2015 est un bon exemple de la façon dont la lumière influence le jugement. Dans un commentaire de Current Biology, Brainard et Hurlbert (2015) rassemblent plusieurs séries d’expériences du même numéro et pensent que les grands écarts de perception viennent peut-être du mécanisme que le cerveau utilise d’ordinaire pour stabiliser la couleur des objets : il retranche automatiquement l’effet de l’éclairage, et quand la lumière de la photo est ambiguë, chacun retranche dans une direction différente et voit donc une autre couleur. L’éclairage blanc d’un grand magasin, les guirlandes chaudes d’un marché de Noël, l’embellissement et la balance des blancs automatique du téléphone : chacun « corrige » déjà pour toi. Juger sa saison là-bas, c’est demander l’avis d’un ami qui porte des lunettes teintées.

Tout ce qu’il faut est dans la penderie :

  1. Moment et place : en journée, près d’une fenêtre mais hors du soleil direct, éclairage de la pièce éteint.
  2. Visage et cheveux : sans maquillage ou avec seulement de la crème solaire, sans lentilles de couleur ; si tes cheveux sont teints, couvre-les d’une serviette blanche.
  3. Quatre paires de repères : un haut blanc pur et un blanc cassé ; un haut noir et un bleu marine (ou gris anthracite) ; un vêtement éclatant et un de la même famille mais grisé ; un bijou doré et un argenté, ou à défaut du papier cadeau doré et argenté.
  4. Photos : avec la caméra arrière, embellissement désactivé, une photo pour chaque élément, tenu sous le menton ; ne bouge ni ton visage ni le téléphone.
Un shiba assis sur un tabouret en bois près d’une fenêtre tient un haut bleu clair sous son menton, tandis qu’un panda roux, de dos, se tient à quelques pas et lève son téléphone pour le photographier
À la fenêtre, lumière éteinte, un ami photographie : un groupe de couleurs à la fois.

Chaque paire a son rôle : blanc pur contre blanc cassé pour la température, noir contre bleu marine pour la profondeur, éclatant contre grisé pour l’intensité, or contre argent pour confirmer la température.

En regardant les photos, ne demande pas « laquelle est la plus jolie », question trop vite happée par les goûts. Regarde plutôt si les cernes et les ombres des sillons se sont estompés, si les lèvres et les joues ont de la couleur, si l’on voit d’abord le visage ou d’abord le vêtement. Stephen et ses collègues (2009) ont demandé à des participants de régler la couleur de la peau sur des visages en photo : on augmente la rougeur, surtout celle du sang oxygéné, pour que le visage paraisse en meilleure santé ; ce qu’on appelle « avoir bonne mine » y ressemble à peu près.

Note les résultats des quatre paires avant de faire le test : tes réponses seront bien plus justes qu’au souvenir, car plusieurs questions portent justement sur ce que tu as déjà comparé, comme le blanc qui va le mieux ou l’effet d’un total look noir.

Les 12 sous-saisons : quatre saisons divisées en six traits dominants

Les 12 sous-saisons découpent chaque saison en trois, nommées d’après ton trait le plus marqué : clair, profond, chaud, froid, vif, doux ; sous chaque trait, on distingue deux saisons selon la tendance secondaire.

Par exemple, pour qui est dominé par le « clair », le chaud donne le printemps clair et le froid l’été clair ; pour le « doux », le chaud donne l’automne doux et le froid l’été doux. Les noms varient selon les systèmes : le printemps chaud s’appelle parfois printemps pur, et le système à 16 types ajoute en général une lecture de la forme du visage et du style. Le tableau donne les noms de notre test, et les couleurs signature de ses rapports :

Sous-saisonTrait dominant + secondaireCouleur signatureSaison sœur pour emprunter
Printemps clairClair + ChaudPêche corailÉté clair
Printemps chaudChaud + NetJaune mangueAutomne chaud
Printemps vifVif + ChaudRouge pastèqueHiver vif
Hiver vifVif + FroidFuchsiaPrintemps vif
Hiver froidFroid + NetBleu cobaltÉté froid
Hiver profondProfond + FroidBordeauxAutomne profond
Automne profondProfond + ChaudVert forêtHiver profond
Automne chaudChaud + DouxRouillePrintemps chaud
Automne douxDoux + ChaudVert saugeÉté doux
Été douxDoux + FroidLilas griséAutomne doux
Été froidFroid + DouxBleu hortensiaHiver froid
Été clairClair + FroidLavandePrintemps clair

Les saisons sœurs partagent le trait dominant et ne diffèrent que par un autre repère : leurs palettes peuvent s’emprunter. L’automne doux et l’été doux sont tous deux dominés par le doux, l’un plus chaud, l’autre plus froid, et les couleurs intermédiaires comme l’avoine ou le vieux rose vont bien aux deux.

Le test de colorimétrie de notre site compte 21 questions : 15 te demandent de décrire ta peau, tes cheveux, tes yeux et ton expérience des couleurs, 6 sont des échelles d’accord. Chaque option ajoute ou retire des points sur les trois repères, convertis en 0 à 100, où 50 signifie aucune tendance nette ; on regarde ensuite de quel « prototype » de saison les trois scores se rapprochent le plus.

Parmi les 12 prototypes, la paire la plus proche est Hiver vif et Hiver froid : en calculant la distance en ligne droite avec les trois repères ensemble, seulement 19 points environ ; la plus éloignée est Automne profond et Été clair, à environ 70 points. Les saisons voisines se confondent facilement, et le rapport affiche donc à la fois la « Deuxième saison » et « La saison avec laquelle on te confond le plus ». Si tu hésites entre deux saisons, commence par les couleurs qu’elles ont en commun : tu ne te tromperas guère.

La colorimétrie est-elle fiable ? La recherche soutient l’idée générale, pas les sous-divisions

La recherche soutient l’idée générale que la carnation influence quelles couleurs de vêtements paraissent harmonieuses, mais rien ne prouve que les subdivisions en 12 ou 16 sous-saisons soient précises.

Perrett et Sprengelmeyer (2021), de l’Université de St Andrews au Royaume-Uni, ont d’abord passé en revue les travaux existants : les classifications des stylistes n’ont pas de définition scientifique, et les couleurs recommandées diffèrent d’un système à l’autre. Deux études plus anciennes qu’ils citent vont dans le même sens : Collin (1986) a comparé les conseils de 11 consultants en couleurs et trouvé peu de consensus ; Francis et Evans (1988) ont fait porter des vêtements différents à un même mannequin classé « printemps » et demandé si elle convenait pour un poste : la profondeur du vêtement pèse plus que sa teinte sur le jugement (les deux études sont citées d’après Perrett et Sprengelmeyer, 2021).

Ils ont ensuite mené deux expériences : 96 et 75 observateurs choisissaient des couleurs de vêtements pour les photos de 12 femmes, dont 6 à la peau claire et 6 plus bronzées. Le résultat est assez net : on associe des tons bleutés aux visages clairs et des tons orangés aux visages bronzés ; dans la première expérience, 77 % des participants choisissent pour un visage bronzé une couleur plus chaude et plus jaune que pour un visage clair.

Les limites, listées par les auteurs eux-mêmes : seulement 12 jeunes femmes blanches en photo, des vêtements en aplats, et on ne sait pas si les résultats valent pour d’autres âges, sexes et origines. De plus, l’étude compare la profondeur de peau, c’est-à-dire la quantité de mélanine, pas le « sous-ton » dont parlent les stylistes. Elle soutient l’existence de règles d’accord entre carnation et couleur de vêtement ; elle ne prouve pas qui est été doux ou été froid, et ne se transpose pas directement à toutes les carnations.

Ateliers et applications donnent des saisons différentes, pour plusieurs raisons courantes :

  • Systèmes différents : 4, 8, 12 ou 16 types, noms et frontières sont fixés par chaque système.
  • Lumière différente : l’éclairage d’une boutique, la balance des blancs d’une photo, un écran, tout fausse les couleurs.
  • Tu es réellement entre deux saisons : les saisons voisines sont très proches sur les trois repères.
  • Ton état du moment : bronzage récent, coloration récente, maquillage décalent un peu le jugement.

La façon la plus saine de s’en servir : la saison est un outil pour réduire le champ. Elle t’aide à choisir une douzaine de couleurs à essayer parmi tout un mur ; ce qui va vraiment se juge sur soi, à la lumière naturelle.

Un shiba devant des étagères pleines de tissus, trois rouleaux choisis dans les bras, pose contre sa joue un tissu bleu à petites fleurs pour l’essayer
La saison trie quelques rouleaux sur tout un mur : le choix se fait joue contre tissu.

Une fois ta saison connue : changer d’abord trois choses près du visage

Une fois ta saison connue, inutile de vider la penderie : change d’abord le blanc, le noir et la couleur des lèvres, ce qui est le plus proche du visage, pour l’effet le plus net au moindre coût.

  • Le blanc : blanc pur, blanc cassé, blanc avoine, celui avec lequel tes cernes paraissent les plus atténués. La chemise blanche qu’on porte plusieurs jours par semaine au bureau : c’est là que changer de blanc rapporte le plus.
  • Le noir : si le total look noir te fatigue, porte en haut du marine, du gris anthracite ou du brun foncé, et garde le noir pour le pantalon et les chaussures.
  • Les lèvres : la plus petite surface, le plus grand changement. Dans le doute, compare deux rouges à lèvres près d’une fenêtre et garde celui qui rend les dents plus blanches et les lèvres plus vivantes.

Il y a aussi des solutions quand on ne choisit pas ses couleurs : robe de demoiselle d’honneur, uniforme de travail, toge de remise de diplôme, on se rattrape avec les petits éléments près du visage : boucles d’oreilles dans ton or ou ton argent, un peu de ton blanc au col, un rouge à lèvres de ta couleur. Si tu vas au travail à vélo ou en scooter, la peau bronze l’été et blanchit l’hiver : le jugement de profondeur et de contraste peut bouger ; l’expérience de Perrett et Sprengelmeyer montre aussi que les observateurs choisissent des couleurs plus orangées pour un visage plus bronzé, donc comparer de nouveau à chaque saison est raisonnable.

Un shiba près d’un scooter garé remonte sa manche de protection bleu clair jusqu’au poignet et découvre un anneau de poils clairs non bronzés, et sourit en baissant la tête pour le regarder
Une marque de soleil, et la profondeur change : compare de nouveau à chaque saison.

Tu peux toujours porter les couleurs que tu aimes. La colorimétrie répond à « quelle première impression près du visage » et ne dit pas ce que tu as le droit de porter. Mets les couleurs que tu aimes sans qu’elles te flattent sur le pantalon, la jupe, le sac ou les chaussures, et tout le monde y gagne. Si tu remarques que, en choisissant un vêtement, tu penses surtout à ce que diront les autres, cela mérite peut-être plus d’attention que ta saison, et l’article sur les personnes qui cherchent à plaire peut t’intéresser.

Quand faire appel à un professionnel ?

  • Le test et l’auto-test oscillent entre deux saisons, et tu comptes vraiment t’en servir, par exemple pour renouveler beaucoup de vêtements ou avant une coloration : un drapage est envisageable. Avant de réserver, demande combien de types le système utilise, sous quel éclairage on regarde et si l’on te remet un nuancier ; c’est plus révélateur que le prix.
  • Ta peau change nettement en peu de temps sans raison claire, par exemple elle jaunit ou des taches apparaissent : c’est une raison de consulter un médecin ou un dermatologue, pas de changer de saison.
  • Le miroir ou le choix des vêtements t’angoisse au point de gêner tes sorties, ton travail ou ta vie sociale : un psychologue peut t’aider ; ce genre de difficulté se travaille.

Pour un point de départ, fais le test de colorimétrie, puis va comparer en vrai, près d’une fenêtre, avec la palette de ton rapport.

Fais le test

Questions fréquentes

La colorimétrie personnelle change-t-elle avec le bronzage ou l’âge ?

Beaucoup de systèmes supposent un fond naturel qui bouge peu, mais le bronzage ajoute de la mélanine, et la teinture ou les cheveux blancs modifient la profondeur et le contraste : l’évaluation peut donc bouger. Dans l’expérience de Perrett et Sprengelmeyer (2021), les observateurs choisissaient des vêtements plus orangés pour les visages plus bronzés. Après une saison ou une coloration, compare de nouveau à la lumière naturelle.

Comment savoir si on a un sous-ton froid ou chaud ?

Sans maquillage, à la lumière naturelle d’une fenêtre, pose sous le menton un haut blanc pur puis blanc cassé, un bijou doré puis argenté, et prends chaque fois une photo : garde celle où les cernes s’atténuent et où les lèvres ont plus de couleur. Les veines du poignet ne sont qu’un indice faible, car leur teinte bleutée est un phénomène optique. Une peau jaune n’est pas forcément chaude : regarde si les joues laissent voir du rose ou de l’abricot.

Un test de colorimétrie en ligne est-il fiable ?

Un test en ligne repose sur ton auto-observation : il sert surtout à réduire le champ des possibles, pas à remplacer une vraie comparaison. La recherche soutient que la carnation influe sur les couleurs qui s’accordent, mais la précision des 12 ou 16 sous-saisons n’a pas été validée, et les résultats varient d’un atelier à l’autre. Prends-le comme une liste d’essais, et juge à la lumière naturelle.

Quelle différence entre un test en ligne et un drapage professionnel ?

Un test en ligne se calcule d’après les réponses que tu donnes sur ta peau, tes cheveux et ton expérience des couleurs : c’est pratique et refaisable, mais limité par ton observation et ta mémoire. Un drapage est fait par un conseiller qui pose des tissus sous ton visage sous un éclairage fixe : il remarque des nuances que tu ne vois pas seul, mais chaque système a ses propres types. Fais d’abord le test, puis pense au drapage si tu hésites entre deux saisons.

La colorimétrie personnelle vaut-elle aussi pour les hommes ?

Oui. Elle regarde le rapport entre la carnation, les cheveux, les yeux et les couleurs portées, indépendamment du sexe ; côté hommes, on l’utilise surtout pour les chemises, les t-shirts, les vestes et la monture de lunettes. Les études citées ici n’ont employé que des photos de femmes, et les données masculines sont rares. Notre test n’a pas de question de sexe : le calcul est le même pour tous.

Sources

  1. Clothing Aesthetics: Consistent Colour Choices to Match Fair and Tanned Skin Tones · i-Perception, 12 (Perrett & Sprengelmeyer) · 2021 · doi.org
  2. Characterising the variations in ethnic skin colours: a new calibrated data base for human skin · Skin Research and Technology, 23 (Xiao et al.) · 2016 · doi.org
  3. Why do veins appear blue? A new look at an old question · Applied Optics, 35 (Kienle et al.) · 1996 · doi.org
Afficher les 5 autres
  1. Colour Vision: Understanding #TheDress · Current Biology, 25 (Brainard & Hurlbert) · 2015 · doi.org
  2. Skin Blood Perfusion and Oxygenation Colour Affect Perceived Human Health · PLoS ONE, 4 (Stephen, Coetzee, Law Smith & Perrett) · 2009 · doi.org
  3. A Color Notation · A. H. Munsell (Project Gutenberg, 2e édition de 1907) · 1905 · www.gutenberg.org
  4. Color Me Beautiful · Carole Jackson (Acropolis Books) · 1980 · openlibrary.org
  5. The Art of Color · Johannes Itten (Reinhold) · 1961 · openlibrary.org

Les tests et les articles servent uniquement à l’auto-réflexion : ce sont des outils d’auto-réflexion, pas une évaluation psychologique ni un avis médical. Si tu as besoin d’aide, adresse-toi à un professionnel ou à un service d’écoute de ton pays (en France, le 3114 est le numéro national de prévention du suicide).

Rédigé par l’équipe éditoriale de Type of You avec l’aide de l’IA pour la recherche et l’écriture, puis vérifié ligne par ligne avec les sources listées en fin d’article. Les illustrations sont générées par IA à partir de nos propres personnages.